Un mercredi férié peut modifier toute l’organisation d’un restaurant, sans forcément entraîner une fermeture. En France, le 11 novembre est bien un jour férié légal, mais il n’est pas automatiquement chômé ni payé comme le 1er mai. Voici les règles utiles pour préparer les plannings, gérer les équipes et éviter les erreurs de rémunération.
Le 11 novembre est férié, mais pas nécessairement non travaillé
- Statut : le 11 novembre est un jour férié légal en France.
- En 2026 : il tombe un mercredi.
- Fermeture : aucune règle générale n’impose aux restaurants de fermer.
- Rémunération : une majoration n’est pas automatique, sauf disposition conventionnelle ou contractuelle.
- Secteur HCR : les salariés peuvent bénéficier de jours fériés garantis sous certaines conditions d’ancienneté.
Le 11 novembre est-il férié en France en 2026
La réponse à la question « le 11 novembre est-il férié ? » est oui. Cette date commémore l’armistice de 1918 et figure parmi les fêtes légales prévues par le Code du travail. En 2026, elle tombe un mercredi 11 novembre.
La distinction entre jour férié et jour chômé reste essentielle. Un jour férié est reconnu par la loi, tandis qu’un jour chômé correspond à une journée pendant laquelle les salariés ne travaillent pas. Service-Public rappelle que seul le 1er mai est, en principe, obligatoirement chômé pour les salariés, avec des exceptions liées à certaines activités. Le 11 novembre peut donc être travaillé dans un café, un hôtel ou un restaurant. Pour moi, c’est le premier point à vérifier avant de modifier un planning : la date est fériée, mais elle ne signifie pas automatiquement que l’établissement doit rester fermé.Un restaurant peut-il ouvrir le 11 novembre
Oui, un restaurant peut généralement ouvrir le 11 novembre, car la restauration fait partie des activités dont le fonctionnement peut se poursuivre les jours fériés. L’employeur doit toutefois respecter le contrat de travail, la convention collective applicable et les règles prévues par un éventuel accord d’entreprise.
En l’absence de disposition plus favorable, le travail effectué un jour férié ordinaire ne donne pas automatiquement droit à une double rémunération. La majoration, le repos compensateur ou l’indemnité prévue dépendent principalement du texte collectif applicable.
| Situation | Conséquence habituelle |
|---|---|
| Établissement fermé | Le salarié ne travaille pas, selon les règles de maintien de salaire applicables. |
| Établissement ouvert | Le salarié peut être planifié le 11 novembre si les règles applicables le permettent. |
| Convention collective plus favorable | Une majoration, une indemnité ou un repos compensateur peut être prévu. |
| Jour férié confondu avec un repos | La compensation dépend de la convention collective et du statut du jour férié. |
Une erreur fréquente consiste à appliquer systématiquement la règle du 1er mai au 11 novembre. Or, le doublement du salaire concerne le 1er mai dans les établissements autorisés à fonctionner, pas tous les jours fériés.

Quelles règles pour les salariés de la restauration
Dans les hôtels, cafés et restaurants relevant de la convention collective HCR, les règles sont plus précises. Les salariés comptant au moins un an d’ancienneté dans un établissement permanent bénéficient de 10 jours fériés par an, en plus du 1er mai, dont 6 jours fériés garantis.Le 11 novembre n’est pas automatiquement l’un de ces six jours garantis. Il entre dans le décompte annuel selon l’organisation retenue par l’entreprise et les jours déjà accordés au salarié. L’employeur doit donc suivre les jours pris, compensés ou indemnisés au cours de la période de référence.
Si le restaurant ferme
Lorsque le 11 novembre tombe sur un jour habituellement travaillé et que l’établissement ferme, le salarié bénéficie du maintien de sa rémunération dans les conditions prévues par la convention HCR. Le jour doit être correctement identifié dans le logiciel de planning et sur le bulletin de paie.
Lire aussi : Décompter le temps de travail en restauration sans erreur
Si le restaurant reste ouvert
Lorsque la présence du salarié est nécessaire, un jour férié garanti travaillé ouvre droit à une journée de compensation ou une indemnisation équivalente, selon les modalités applicables. Pour les autres jours fériés, la convention prévoit également des règles spécifiques lorsque le salarié travaille.
Légifrance détaille ces mécanismes dans la convention collective HCR. Je conseille de vérifier le texte réellement applicable à l’établissement, car une convention collective différente, un accord d’entreprise ou le contrat peut prévoir des conditions plus avantageuses.
Comment construire le planning du 11 novembre
Pour éviter les ajustements de dernière minute, je traite cette journée comme un service particulier dès la préparation mensuelle. Le bon réflexe consiste à séparer trois sujets : l’ouverture de l’établissement, les salariés réellement nécessaires et le traitement du jour férié sur la paie.
- Confirmer l’ouverture et les horaires prévus pour le service du midi et du soir.
- Identifier la convention collective et les éventuels accords internes.
- Vérifier l’ancienneté des salariés concernés, notamment dans le cadre HCR.
- Contrôler les repos avant et après le service afin de respecter les temps de repos obligatoires.
- Noter la contrepartie prévue pour chaque salarié ayant travaillé ce jour-là.
- Informer l’équipe suffisamment tôt, surtout si les horaires diffèrent d’un mercredi habituel.
Dans un restaurant, le volume de travail peut être très variable. Un établissement situé dans une zone touristique peut connaître une forte affluence, tandis qu’un restaurant de quartier peut fonctionner avec une équipe réduite. Le planning doit donc partir des réservations prévues et du chiffre d’affaires attendu, pas uniquement du calendrier.
Je recommande aussi de distinguer clairement le 11 novembre d’un congé payé. Un jour férié chômé n’est pas nécessairement décompté comme un jour de congé, et le remplacer par une absence mal enregistrée peut créer une erreur de paie ou de compteur.
Le salaire est-il maintenu et le jour est-il majoré
Pour un jour férié chômé, le maintien de salaire dépend notamment de l’ancienneté et des dispositions collectives applicables. Dans le secteur privé, la règle légale prévoit généralement l’absence de perte de salaire pour les salariés ayant au moins trois mois d’ancienneté, sous réserve des conditions prévues par les textes.
Si le 11 novembre est travaillé, aucune majoration universelle ne s’applique à tous les salariés. Il faut regarder la convention collective, l’accord d’entreprise, le contrat de travail et, dans certains cas, les usages de l’établissement. La fiche de paie doit ensuite faire apparaître correctement les heures travaillées et la contrepartie accordée.
Les heures effectuées le jour férié ne deviennent pas automatiquement des heures supplémentaires. Elles le deviennent seulement si elles dépassent les seuils ou la durée de travail prévue. Cette distinction est importante pour éviter de cumuler à tort une majoration de jour férié et une majoration d’heures supplémentaires.
Le 11 novembre donne-t-il droit à un pont
Non, le pont n’est pas automatique. Comme le 11 novembre tombe un mercredi en 2026, l’employeur peut décider d’accorder le mardi 10 ou le jeudi 12 novembre, mais il n’y est pas obligé. Un pont accordé doit être traité selon les règles fixées par l’entreprise, notamment pour la rémunération et la récupération éventuelle des heures.
Dans la restauration, accorder un pont à toute l’équipe peut être difficile lorsque l’établissement reste ouvert. Une solution plus réaliste consiste parfois à organiser des repos décalés, tout en conservant une répartition équitable des services fériés entre les salariés.
Ce qu’il faut retenir avant de publier le planning
Le 11 novembre est bien un jour férié légal, mais il ne force pas les restaurants à fermer. En pratique, la décision dépend de l’activité, de la convention collective et de l’organisation interne.
Avant de valider le planning, je vérifie toujours quatre éléments : l’ouverture du restaurant, les salariés concernés, la règle de compensation et l’enregistrement correct sur la paie. Cette vérification prend peu de temps et évite les contestations les plus courantes après le service.